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Le Bénin et l'Afrique dans la société de l'information |
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Quelques textes publiés/présentés
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Ces textes diffusés portent sur le Bénin ont été
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qu'avec la mention de la source. Tous ces textes sont de K Lohento. Voir d'autres
publications portant sur le Bénin sur la page d'accueil du site
Le Bénin et l'Afrique dans la société de l'information"(rubrique
Bénin). Pour des textes concernant l'Afrique, voir sur
la même page "Le Bénin et l'Afrique dans
la société de l'information", la rubrque "Afrique".
Société
civile et politique nationale des NTIC au Bénin (avril 2003)
«
Réseaux citoyens » : du concept au devenir. Cas particulier du
Bénin et de lAfrique (Communication donnée à
Global CN 2002 ; en octobre
2002 ; fichier Powerpoint)
Insertion
de la jeunesse béninoise dans la société de l'information
: enjeux, intitiatives de l'ONG Oridev (Communication donnée lors
de GCN 2001 à Buenos Aires
- Décembre 2001)
Internet
au Bénin : enfin un méga !, mais après ? (juillet 2001,
La Nation)
Internet
et développement : le Bénin, fidèle lanterne rouge
(année 2000, Le Matinal)
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SOCIETE CIVILE ET LA POLITIQUE NATIONALE DES NTIC AU BENIN Dans le cadre de son programme " Africa ICT Policy
Monitor Project" la Section Africaine de l'Association for Progressive
Communication a commandité des rapports sur les organisations de
la société civile africaine face à la politique,
la régulation des TIC en Afrique. De rapports viennent d'être
produits sur le Bénin, l'Egypte, le Cameroun (mis en ligne en mai
2003). D'autres rapports nationaux existent également, et d'autres
sont en élaboration. Les rapports sont parfois bilingues (comme
celui sur le Bénin et le Sénégal). Société civile et politique nationale des
NTIC au Bénin (rédigé en avril 2003) Sommaire INTRODUCTION
INTERNET ET DEVELOPPEMENT : LE BENIN, FIDELE LANTERNE ROUGE
Qu'on comprenne bien notre propos. Pour nous, l'internet n'est pas l'instrument magique qui transformera SOUDAINEMENT nos hameaux en d'imposants immeubles, nos populations illettrées en nouveaux Voltaires, nos eaux souillées en eau potable, nos âmes corrompues en foyers immaculés, qui guérira d'un coup le Sida ou le paludisme, etc. L'internet n'est pas non plus une bonne sur charriant une bonté innocente et gratuite. Mais autant refuser de ne plus s'exprimer en français ou anglais, de ne plus ni prendre l'avion, ni conduire nos Mates, nos 505, si forts de cette dernière argumentation, nous nous fermions à l'internet. Pourquoi s'indigner de l'état de développement actuel de l'internet dans notre pays ? LE BENIN, LANTERNE ROUGE Fin 1995, le Bénin s'est connecté, bien avant la plupart des pays francophones africains au sud du Sahara. Bon nombre de ces pays nous enviait alors, se disant que nous venions ainsi de nous doter (même si l'initiative n'était pas nôtre) d'une technologie pouvant appuyer notre développement multisectoriel. Nous avions alors un " débit " international de 64000 bips/s ( le débit international est la vitesse de transmission des informations entre le Bénin et l'étranger ; le débit constitue un facteur très important en ce qui concerne l'internet, parce que permettant ou non de jouir de toutes les potentialités qu'offre la technologie). Ce débit bien que très faible, nous situait parmi les pays du Sud les mieux pourvus à l'époque. Les autres pays africains ont par la suite commencé à se connecter. Sénégal, Togo, Burkina Faso, Niger, Nigéria, etc. Ces pays en se connectant, prirent des débits de 64000 bit/s, tout comme nous, puis rapidement, certains d'entre eux évoluèrent, se rendant compte des limites que leur donnait cette vitesse. Le Sénégal alla rapidement à 1mégabit (soit environ 15 fois le débit béninois). On nous promit alors également une augmentation de notre débit. Entre temps, nous bénéficions, comme certains pays africains de la mise en uvre locale d'un projet américain appelé Leland Initiative, dans le cadre duquel, entre autres, notre débit pouvait être élevé jusqu'à au moins 1 mégabit en moins de trois ans (vers 2000). Dans cet élan, après moults tergiversations, en février 1998, notre débit fut doublé : 128 000 bits/s. Entre temps, le Togo, le Burkina et autres étaient à 256 bits/s, soit le double de notre nouveau débit. Aujourd'hui, le Sénégal se situe à au moins 2mégabits, le Nigéria 2 mégabits, le Burkina court vers 2 mégabits, le Togo possède1 mégabit. Le Bénin est toujours à 128 000 bits/s (soit au moins 8 fois moins que le Togo, au moins seize fois moins que le Sénégal) ; le projet Leland est apparemment bouclé. Si nous ne devons ni nous comparer à la France, aux Etats-Unis, ni peut être même à l'Afrique du Sud, au Nigéria et au Sénégal (encore que !..), nous pouvons au moins nous comparer au Burkina et au Togo. Et il est inconcevable et inacceptable que nous soyons à ce stade aujourd'hui et que depuis plus de deux ans, l'augmentation du débit reste au stade de projet. De plus, au Togo où la liberté d'expression est encore entravée, ce n'est pas le seul Togotel (équivalent de l'OPT) qui possède 1 mégabit, mais un opérateur privé existe (CAFE informatique), qui possède environ un débit de 1,2 mégabits/s et qui est totalement indépendant de Togotel depuis 1997. Le Bénin, chantre de la démocratie, est loin de cet exploit. Et comme d'habitude, après notre connexion, nous avons tôt fait de reprendre les bonnes habitudes. Nous avons coutume d'être lanterne rouge, pourquoi faire exception à la règle ? Nous étions quartier latin de l'Afrique, premier exportateur de palmier à huile, champions africains de boxe, etc Aujourd'hui nous sommes là où nous sommes. Nous avons connu le téléphone portable en 1995, avant beaucoup de pays de la région. Nous avons dès lors pris le soin de choisir une technologie AMPS en voie de disparition. Ce n'est qu'en 2000 que le GSM sera opérationnel chez nous, après tous les pays de la région. " C'est le Béninois qui est comme çà " a dit un Togolais. Bientôt, la démocratie sera diffusée sur tout le continent, et nous irons encore tenir notre poste rouge qui nous attend impatiemment. Et le monde nous oubliera définitivement. MAIS POURQUOI AVOIR UN BON DEBIT ? Bien que l'augmentation du débit ne soit pas la panacée du développement des NTIC, ne pas avoir un bon débit peut être comparé à être enfermé dans une chambre contenant une très faible dose d'oxygène. Très vite, vous devenez diminué dans vos potentialités, vous étouffez, et cherchez par tous les moyens à vous en extraire. Telle est la situation de l'internet au Bénin. Du fait de la faiblesse de notre bande passante (autre nom pour débit), nous ne pouvons exploiter toutes les potentialités qu'il offre (utilisation de la voix, téléphonie par l'internet, vidéoconférence, visiophonie, formation à distance etc..) ; nous avons tellement de difficultés que nous nous en écartons finalement. Les exemples sont légions. Nous ne pouvons dès lors comprendre que l'internet et les réseaux du type, soient des appuis au développement. Nous connaissons à peine le courrier électronique et la navigation. Et lorsque nous naviguons, nous avons tellement de problèmes de déconnexions, tellement de problèmes de lenteur dans la connexion, que nous perdons beaucoup d'argent, et que nous arrêtons notre utilisation, dégoûtés. A Lomé, pour citer cet exemple, l'internaute paie pour une heure de temps en moyenne 800 F. A Cotonou, il faut payer au moins 1500 F en temps normal et vous naviguez sur une vitesse plus lente. L'utilisateur habitant hors de Cotonou, souffre encore beaucoup plus pour se connecter et paye encore plus cher sa connexion du fait du coût du téléphone (appel vers Cotonou, car absence d'un autre point de présence). A Lomé, vous pouvez émettre des appels téléphoniques vers l'Europe et l'Amérique par l'internet avec une assez bonne qualité d'écoute et pour 250 F ou moins par minute. Une telle possibilité relève du rêve à Cotonou, toujours à cause du débit ridicule. La plupart de ceux qui y ont testé la téléphonie par l'internet, n'y reviennent plus. Alors que chez nous cette application est un objet muséal pour démonstration et exposition, à Lomé, elle est consommée intensément par les étudiants, les opérateurs économiques nationaux comme étrangers, le grand public. Un très grand nombre de petites entreprises est né par ce produit qu'elles commercialisent (création de nouveaux emplois !). L'internet a d'ailleurs connu son développement dans ce pays par la téléphonie. Des applications comme le netmetting, inconnues chez nous, sont couramment utilisées. Profitant également de leurs liaisons spécialisées (disponibles dans beaucoup plus d'institutions et coûtant beaucoup moins chères qu'au Bénin), les entreprises commencent à développer des usages novateurs (la télévision togolaise qui a commencé à émettre sur le net, le commerce électronique s'expérimente activement, etc). Si le paysage politique était plus démocratique, nul doute que ce pays entrerait progressivement dans une nouvelle ère de développement des NTIC et de son développement global, notamment en ce qui concerne le commerce électronique et les applications multimédia. Pourtant nos décideurs voyagent et sont au courant de toutes ces avancées dans les autres pays du Sud comme du Nord ; pourtant ils reviennent au pays et comme si de rien n'était, continuent leur ronde quotidienne ; pourtant ce n'est pas le coût d'une connexion à 1 mégabit qui se situe hors de notre portée. Avec plus de 2000 abonnés, on peut rentrer dans ses fonds en un mois à peu près (pour un abonnement mensuel d'au moins 10 000 F ). Or on sait que l'OPT dispose aujourd'hui de plus de 2000 abonnés et que l'offre de liaisons spécialisées (au moins 1 million par mois aujourd'hui) reviendra doper ce chiffre d'affaire. De nouveaux candidats à l'obtention d'une liaison spécialisée devraient aussi apparaître ( si l'on veut bien la leur attribuer !) si les coûts étaient revus à la baisse.
Lorsque l'on parle du développement de l'internet, on y oppose quelquefois le développement préalable du téléphone. S'il est vrai que sans téléphone on ne peut utiliser l'internet et que les populations ont d'abord besoin du téléphone, il est aussi vrai qu'on ne saurait " attendre " d'avoir développé le téléphone (depuis des années on s'y attèle, pourtant des milliers de demandes sont insatisfaites) avant d'augmenter le débit national (première urgence dans le processus de développement de l'internet au Bénin). De plus, augmenter le débit national, est de loin plus " facile " que de développer le téléphone, puisqu'il suffit de disposer de fonds et de contacter un prestataire de service. Nul trou à creuser. Ce n'est qu'une question d'heures ou de jours, contrairement au développement de la téléphonie filaire. Et le retour d'investissement est garanti. En définitive, on peut à la fois bien développer l'internet et le téléphone simultanément ; ces deux actions sont tellement complémentaires qu'on ne peut les distinguer. Bientôt les téléphones portables pourront être connectés sur l'internet et nous ne pourrons jamais jouir de toutes leurs potentialités si nous ne développons pas l'internet. On pourrait même créer une filiale devant offrir rien que le service internet et des produits connexes à l'OPT, filiale qui s'occuperait plus spécifiquement de son développement. Cela s'est fait au Sénégal, en France (et même au Bénin pour le portable Libercom, bien que nous ne soyons pas en face des mêmes cas de figure). La réunion du G8 qui vient de se tenir au Japon a consacré des sessions sur la société de l'information, autre preuve de l'enjeu qu'elle constitue pour les Nations. Deux semaines plus tôt, nous avions accueilli le président Khadafi et avions applaudi l'Union Africaine. La définition du rôle et de la place que nous devons avoir dans cette union doit désormais être notre tâche première. Si nous demeurons un coin perdu de cette Afrique marginalisée, un hameau volontairement en quarantaine dans une mondialisation et une union tueuses des individualités, alors le Bénin disparaîtra. En ce qui concerne le débit international internet, le minimum à exiger est actuellement un mégabit par seconde. Il est également temps que le gouvernement mette en place une politique nationale sur le développement des NTIC au Bénin (depuis l'informatique, jusqu'à l'internet, à la télématique en passant par le téléphone). Le Ministère de la Culture et des Communications a depuis plus d'un an un projet d'organisation de journées sur les Nouvelles Technologies. Ainsi va l'ex-quartier latin de l'Afrique. INTERNET AU BENIN : ENFIN, UN MEGA !, MAIS APRES ? On l'aura attendu pendant des mois, des années. Aujourd'hui l'augmentation du débit national est chose faite : l'Office des Postes et Télécommunications du Bénin vient de faire passer la connexion internet nationale à un mégabit/s, soit 8 fois le débit du nud le plus élevé précédemment. Il convient d'abord de féliciter l'OPT pour cette évolution importante. Mais la situation n'est pas encore rose pour autant et de nouveaux enjeux émergent au travers de l'éclosion des NTIC au Bénin.
Puis, Il a une dizaine de jours, la rumeur a commencé à
courir, confirmée par des sources fiables. " Ils veulent passer
à un méga !". Auparavant on parlait de 512 ou même
de 256 kilobits/s. " On est entrain de faire des tests, c'est pour
ça qu'on n'en parle pas " avait chuchoté une personnalité
de l'OPT. L'OPT vient même de lancer des communiqués pour
l'annoncer. Le Bénin est passé à un méga (c'est
à dire 1024 kilobits/s) à travers une liaison de l'opérateur
américain Câbles and Wireless ! Du coup, le débit
national égale celui de chacun des fournisseurs d'accès
togolais ; il n'est plus "que" 40 fois inférieur à
celui du Sénégal, et dépasse celui d'autres pays
comme le Niger, le Mali, tout en se rapprochant de celui du Burkina-Faso.
A l'intérieur du pays, de nouvelles perspectives s'ouvrent pour
l'internet. Ceci est déjà palpable d'autant plus que l'OPT
n'a pas seulement augmenté le débit, mais a également,
grâce à l'acquisition de nouveaux équipements, amélioré
la qualité de la connexion qu'il fournissait à ses abonnés
(en particulier les abonnés en RTC, Réseau Téléphonique
Commuté - autrement dit les abonnés via la ligne téléphonique
" ordinaire "). Il est possible désormais que 240 clients
se connectent simultanément à son serveur. La vitesse de
connexion a été aussi améliorée. Enfin le
coût de la " communication internet " qui était
de 51F la minute est passé au coût de la communication locale,
66 F toutes les trois minutes, comme l'appliquent les fournisseurs d'accès
privés! Le coût de l'internet via l'OPT est ainsi réduit
de plus de 50 % en ce qui concerne la communication !
Mais, tout n'est pas encore rose et de nouveaux enjeux émergent
déjà. Mentionnons que, curieusement, malgré la mise en place des fibres optiques entre Cotonou et Parakou, certains abonnés (cas des utilisateurs de Dassa) affirment qu'il leur est plus difficile de joindre les serveurs de leurs fournisseurs (FirstNet notamment). Depuis Porto-Novo, certains abonnés affirment que la situation ne s'est pas réellement améliorée. Pourquoi cette situation ? Mentionnons aussi que FirstNet envisagerait d'augmenter ses coûts. Quels sont les raisons de cette situation ? Est-ce une mesure entrant dans le cadre des évolutions dans le secteur ? Des bouleversements en perspective De toute évidence, le secteur des NTIC au Bénin connaîtra
bien des bouleversements. Des travaux sont entrain d'être effectués
pour que la qualité de la liaison s'améliore entre les fournisseurs
privés et l'OPT, car bien que ceux-ci jouissent officiellement
d'un débit de 64 kilobits/s, ils n'atteignent presque jamais ce
débit du fait de la qualité des installations. En supplément
à tout ceci, l'OPT promet de passer à 4 méga avant
la fin de l'année ! Les travaux entrant dans le cadre du projet
international de câbles sous-marins à fibres optiques SAT3/WASC/SAFE
auquel participe l'OPT (voir bulletin Orit@ N° 15 publié par
l'ONG ORIDEV) et ses
propres projets de développement de l'infrastructure NTIC national
devraient permettre de faire évoluer les NTIC au Bénin.
Nous espérons que tous les acteurs sociaux sauront saisir cette
opportunité de développer leurs activités ! Puisse
l'OPT conduire harmonieusement ses projets afin qu'ils puissent réellement
se concrétiser et que nous n'attendions pas trois autres années
avant de bouger. Nous espérons enfin que le Bénin pourra
désormais jeter la lanterne rouge qu'il adore tant, si nous le
comparons aux autres pays de la sous-région. Le Ministre de la
Communication et des Technologies Nouvelles, Gaston ZOSSOU, qui selon
certains aurait bénéficié d'un ministère peu
important pour le pays, a ainsi l'occasion de montrer qu'il est aux commandes
de la locomotive qui permettra au Bénin de commencer à émerger
du sous-développement. INSERTION
DE LA JEUNESSE BENINOISE DANS LA SOCIETE DE L'INFORMATION : ENJEUX, INITIATIVES
DE L'ONG ORIDEV Plan 1.INTRODUCTION : LE BENIN, L'ONG ORIDEV, LES NTIC 1.1 LE BENIN 1.2. LES NTIC AU BENIN 1.3. L'ONG ORIDEV Le programme Information-Sensibilisation initie et coordonne toutes les activités d'information et de sensibilisation sur les Technologies de l'information et de la communication (organisation des fêtes de l'internet en 1999, 2000 et 2001, publication de documents sur les TIC au Bénin, édition d'un bulletin électronique sur l'évolution des TIC au Bénin, Club Fragments du Monde/Oridev, etc..) Le programme Formation et Assistance Technique supervise et/ou exécute toutes les activités de formation que mène l'ONG. Il appui les différents programmes (notamment le programme Information-Sensibilisation) dans la réalisation de leurs activités. Le volet assistante technique offre un cadre permettant à l'ONG d'assister des structures à but non lucratif à la résolution de problèmes techniques. Le programme Infoports a pour objectif de créer et de promouvoir les points d'accès collectifs. En août 1999, ORIDEV a été sélectionnée par l'INTIF (Institut francophone des nouvelles technologies de l'information et de la formation) et a mis en place un point d'accès aux inforoutes dans le cadre du programme Point d'Accès aux Inforoutes pour la Jeunesse (PAJE) de l'Agence de la Francophonie. Certains de ces programmes seront mieux présentés plus loin. 2. LA JEUNESSE BENINOISE FACE AUX NTIC 2.1. LE CONTEXTE Ces éléments illustrent déjà les conditions de départ défavorables auxquelles sont confrontés les jeunes béninois en ce qui concerne l'appropriation des NTIC. 2.2. LA FORMATION ET L'ACCES AUX TIC 2.2.2. L'accès aux TIC En ce qui concerne les universités publiques, seul l'ex-Centre Syfed (Campus Numérique Francophone) de l'Université d'Abomey Calavi (ex-Université Nationale du Bénin - UNB)) met au service des étudiants un accès à l'internet. Mais l'offre de ce service est réservé aux étudiants en fin de cycle. Précisons que l'Université d'Abomey Calavi (ex-UNB) et l'Institut National d'Economie sont les deux seules institutions de formation disposant d'un accès permanent, ceci, grâce à des projets ou programmes internationaux (Campus Numérique Francophone, Centre d'Education à Distance mis en place grâce à la Banque Mondiale). L'accès est y payant. Tous les autres établissements connectés le sont via le Réseau Téléphonique Commuté. Ainsi en dehors de sa contribution infrastructurelle (plutôt symbolique) dans l'installation du Centre d'Education à Distance et du Campus Numérique Francophone, le pouvoir public n'a mis en place aucune structure de formation et d'accès aux TIC pour les jeunes. 2.2.3.Le rapport aux TIC Une classification hiérarchique entre ces différents usages placerait la correspondance en premier suivi probablement mais beaucoup plus loin de la consultation des sites érotiques, puis de la recherche d'informations liées à la poursuite des études. Il convient de remarquer qu'au Bénin, tout comme dans la majorité des pays africains, l'usage de l'internet est beaucoup plus utilitaire que ludique. Très rares sont en effet les jeunes s'adonnant aux jeux et à la distraction sur l'internet. Cet usage trouve son cadre d'expression dans les vidéo-clubs (jeux-vidéo) qui essaiment dans les principales villes Cotonou et Porto-Novo. Précisons aussi que les contenus éducatifs sont presque
inexistants sur l'internet béninois et que l'usage des NTIC à
des fins éducatives reste anecdotique. (voir usages des TIC dans
le programme Globe au Bénin sur www.aftidev.net) 3. INSERTION DE LA JEUNESSE DANS LA SOCIETE DE L'INFORMATION : CONTRIBUTIONS DE L'ONG ORIDEV L'ONG ORIDEV a depuis sa création mis en place des programmes
susceptibles d'initier, de renforcer les capacités des jeunes en
matière de TIC et de promouvoir leur épanouissement par
ces technologies. Ces actions répondent à trois impératifs
: 3.1. FORMER ET DONNER ACCES AUX TIC 3.1.2. Activités menées dans le cadre des fêtes de
l'internet Les ateliers internet Les ReV scolaires Le jeu-concours Cybercrak 3.1.3. Le Point d'Accès aux Inforoutes pour la Jeunesse (PAJE) Pour aider les jeunes à accéder à l'internet à coûts réduits, l'ONG a mis en place le PAJE avec l'appui de la francophonie. Ce cybercentre est composé de quinze ordinateurs dont dix à la disposition du public constitué exclusivement de jeunes. Il est ouvert officiellement depuis début 2001 et situé dans l'enceinte de l'Institut National d'Economie, une institution de l'ex-Université Nationale du Bénin. Le coùt de l'accès a été fixé au départ à 700 F CFA par heure (un dollar) puis à 500 F CFA (moins d'un dollar). Périodiquement, des séances de navigation gratuites sont offertes aux élèves et aux étudiants de l'INE. Le PAJE dispose d'une connexion internet par ondes radios. 3.1.4. Divers D'autres services et outils sont mis à contribution pour former les jeunes. Il s'agit du bulletin électronique mensuel sur l'évolution des TIC ORIT@, de certains services du site du PAJE ORIDEV, de la liste de discussion sur les NTIC, etc. Le bulletin ORIT@ est mis en place depuis février 2000 par le Programme Information-Sensibilisation. Sa rubrique " Trucs et Astuces " informe le public et les jeunes sur des technologies et outils spécifiques susceptibles de renforcer leurs capacités opératoires. En ce qui concerne le site du PAJE ORIDEV www.paje.oridev.org, il offre différents outils de formation (rubriques " Trucs et Astuces ", forum de discussion sur les NTIC, etc.). Enfin, la liste de discussion NTIBEN nouvellement créée poursuit en partie cet objectif. Certains de ces derniers services/outils sont nouveaux et en expérimentation. 3.2. PROMOUVOIR L'EPANOUISSEMENT PAR LES NTIC Fragments du monde est un projet d'échange culturel par Internet
mis en place par VECAM (Veille Européenne et Citoyenne sur les
Autoroutes de l'information et le Multimédia) et INJEP (Institut
de la Jeunesse et de l'Education Populaire) en collaboration avec des
associations de 7 pays francophones (dont ORIDEV au Bénin) avec
le soutien de l'Agence Internationale pour la francophonie et le parrainage
de l'UNESCO. Pour lancer le projet au Bénin en 2000 et pour participer au projet
de création de pages, Oridev, a eu à former six (6) jeunes
à la conception des pages web et au graphisme. Le premier groupe
(composé de BOCO Eric, LOKOSSOU Carole et de AZAGNANDJI Carille)
a pu construire un site sur le musée historique d'Abomey. Le second
groupe dénommé " Perspectives 2001 " est composé
de trois personnes (ALEDJI Franck, AFFOUGNON Barnabé et de SEMAVO
Nadine). Il a construit un site sur le site culturel baptisé "
la Route de l'Esclave " à Ouidah au sud du Bénin. Cette
route était empruntée par les esclaves dahoméens
(le Dahomey est l'ancien nom du Bénin) lorsqu'ils étaient
acheminés par les négriers vers l'occident. Ce travail leur
a permis de reprendre possession de leur histoire dans une vision prospective
de réconciliation des peuples impliqués dans la traite négrière.
Ce site a obtenu le premier prix dans la catégorie " contenu
" lors du concours international Fragments du Monde. 3.2. Forum " Jeunesse et sida " La couche juvénile constitue la force prospective du développement
de la technologie. Mais le terrain socio-économique sur lequel
il s'épanouit ne favorise pas son appropriation des technologies
de l'information et de la communication. Les écoles, collèges
et universités mis en place par le pouvoir public ou par le privé
intègrent peu pas de dispositifs adéquats de formation et
d'accès aux TIC. Au niveau des collectivités locales en
particulier, ces dispositifs aussi inexistants. Hors du système
scolaire formel, les quelques organisations non gouvernementales (tout
comme les entreprises) spécialisées sur les TIC s'activent
pour suppléer cette carence de l'Etat et favoriser l'insertion
des jeunes dans la société de l'information. |